Materno-blog

Je m'inquiéterais plutôt pour ceux qui arrivent reposés au Ciel

Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants.

25 avril 2017

La CAF ou l'histoire sans fin de ma vie (presque pire que mon divorce)

Chère Caisse d’Allocations Familiales,
C’est moi ! Tu sais ! Celle à qui tu n’as pas versé un centime depuis trois mois !
Quand mon mari est parti et que je me suis retrouvée du jour au lendemain sans un sou avec quatre enfants, tu m’as dit : «Ne t’inquiète pas, tu as plus de 27 ans, tu as droit au RSA. »
Soulagement.
Je me suis mariée jeune (oui, ce n’était pas le choix le plus judicieux, je l’admets), après avoir stoppé mes études (bis) et j’ai enchaîné avec 4 grossesses. J’ai donc passé 9 ans de ma vie à nourrir, changer des couches, apprendre à parler, à lire et à compter à quatre petits êtres. Pour te la faire courte, j’ai travaillé pour l’avenir de la France, et je n’en suis pas peu fière.
Seulement voilà.
A partir du moment où j’ai intégré ce triste clan des mères célibataires, j’ai eu deux chemins : je pouvais prendre tous tes sous et continuer à m’occuper de mes enfants avec un petit Atarax de temps en temps pour oublier. Ou devenir une femme libre et indépendante, une femme qui travaille et qui ne se laisse pas abattre.
J’ai pris le second chemin. Celui du travail. Je n’ai pas voulu que mes enfants aient l’image gravée d’une mère qui pose ses fesses sur un canapé et qui contemple le monde derrière BFM TV. J’ai celle de ma mère, icône à elle toute seule de la France qui se leve tôt pour s’engouffrer dans un RER infâme, fut-ce enceinte jusqu’au cou, et je remercie le ciel de m’avoir donné ce qu’il se faisait de mieux comme maman battante.
Bref je suis devenue journaliste. J’écris. Mais dans la presse, les CDI, ça court pas les rues. L’heure est à la pige, plus ou moins selon les moments, plus ou moins bien payées selon les journaux. Je m’accroche à mon projet, j’y crois, je veux une vie professionnelle épanouie.
Et toi, chère Caisse d’Allocations Familiales, tu n’y comprends rien. Une bénéficiaire du RSA qui travaille, mais qui ne rentre pas dans les cases des contrats classiques, ça te perturbe beaucoup.
Du coup, cela fait trois mois que tu ne m’as rien donné. La moitié des allocations familiales, à la bonne heure, je t’invîte à essayer la vie à 5 avec 232 € en 2017.
 
Depuis le mois de janvier, c’est le 4ème « complément d’information » que tu me demandes. Et chaque fois que tu le reçois, parce que je suis obéissante et que je te l'envoie rapidement, tu mets 3 ou 4 semaines à ouvrir l’enveloppe et une semaine à te gratter la tête devant ma situation.
Du coup, ma bonne dame, je crois que je vais peut-être finir par faire comme tout le monde : arrêter toute activité, tant pis pour ma carrière au Figaro et tranquillement percevoir la coquette somme à laquelle j’ai droit. Ce sera plus simple pour toi.
Dans mon malheur, j'ai de la chance : je suis née économe et j'ai des soutiens. 
Mais comment font les gens qui attendent ton virement pour acheter un pack de lait, comment font les gens seuls, comment font ceux que la vie n’a déjà pas épargné et que tu te charges d’enfoncer tranquillement, d’un petit coup de pied bien sec dans la tombe.
Honte à toi, chère Caisse d’Allocations Familiales. Avec tes délais de traitement, tes 24h pour rentrer une information dans une interface et tes techniciens conseils qui sont dépassés quand on ne leur parle plus prime de naissance et prestation du jeune enfant, tu es le reflet d’une France qui marche sur la tête. Qu’on ne vienne pas t’entendre dire que tes allocataires sont des feignasses : tu décourages même les plus courageux.
Du coup, comme je finis moi-même par être désabusée, et puis comme d’ici à ce que tu traites mon nouveau complément d’information j’ai le temps de regarder mes enfants crever de faim dix fois, je me dis que si tu as besoin de personnel pour accélerer le mouvement, je vais mettre mes ambitions journalistiques de côté. Embauche-moi. Je traiterai mon dossier.

Ecrit par Mam Solo à 21:01 - Les petits mots des Mamans [0] - Permalien [#]
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07 février 2017

Parce que nous sommes les meilleurs avocats de nos enfants

Il y a 6 ans, Petit Caillou était opérée. Elle partait au bloc dans les bras d'un infirmier pendant que je restais là, assise sur une chaise dans une chambre d'hôpital, enceinte jusqu'au cou. 

Parce que dix jours plus tôt, un ORL était entré dans la salle d'attente de son cabinet avec un air déconfit. 

Petit Caillou ne parlait pas. Des syllabes. Vaguement. "Chipeur arrête de chiper", chez elle c'était "Adédé-adédé". Voilà. En gros. 

Elle avait des réactions quelque peu... excessives. Elle se jetait contre les murs. En fait.

Elle n'était pas très sociable non plus. Disons pour être plus claire que si vous la mettiez au milieu d'un groupe d'enfants, elle s'en détachait immédiatement. Elle ne voyait pas les autres. 

Alors Sophie, elle s'inquiétait un peu, elle en parlait à tout le monde. La rentrée en maternelle approchait, et ça commençait un chouïa à l'angoisser. Et puis on me répondait toujours la même chose, parce que je n'étais qu'une jeune maman angoissée que son premier bébé quitte le nid. Yes of course. "Mais non, ne t'en fais pas. Elle est normale."

La famille, les amis, la boulangère et la pharmacienne. Même discours. 

Arrivée en maternelle, forcément, cataclysme. Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que la maîtresse nous tombe dessus. Elle était peut-être autiste. Ah. Nous voilà bien. 

Un jour de gastro, ou de grippe, ou d'angine, bref à une de mes nombreuses visites chez le médeicn, je lui en ai retouché un mot. Ou deux. "Voilà Docteur, la maîtresse commence à me dire que ma fille est autiste. Alors avant de l'envoyer à l'asile parce que je crois que c'est là qu'on voudrait s'en débarasser, j'ai fait des petites recherches et du coup, je m'demande, comme ça hein, si elle entend ?"

Le médecin l'a regardée. Au loin. Elle a dit "Elle entend."

D'un air si assuré. Que j'ai dit. "Ok, elle entend." 

J'ai fait ce qu'on me demandait. J'ai appelé un centre médico psychiatrique infantile. La mort dans l'âme. On devait me rappeler.

Mais quand même. Mon ordinateur et moi, on a continué à chercher. On s'est dit "Bon sang de bonsoir, zut, faudrait vérifier son audition."

Faisant fi des diagnostics douteux du médecin dont je financais le chalet à la montagne depuis deux ans, j'ai appelé un ORL. Et nous nous sommes rendus joyeusement à une consultation. Une petite matinée che l'ORL, des examens... Quand nous sommes revenus dans la salle d'attente, j'ai dit à mon mari "Oh finalement, ça va aller je pense. Elle a l'air d'entendre quand même !"

Mon instinct légendaire était implacable. Deux minutes après, l'ORL débarquait avec sa petite assistante en blouse blanche, et une tête à avoir enterré père et mère la veille. "Voilà, ça, c'est une courbe d'audition normale. Et ça, c'est celle de votre fille. Oui, c'est à zéro, oui. Voilà, elle n'entend rien. Ah non, vraiment rien. Peut-être comme si elle avait la tête sous l'eau."

"Elle souffre. Je l'opère la semaine prochaine."

Et voilà comment, le 7 février 2011, Petit  Caillou est partie avec un infirmier au sous-sol d'une clinique. 

Elle aura mis plusieurs à mois à parler. 

Et sa personnalité aujourd'hui, six ans plus tard, serait encore bien trop longue à décrire ici. Mais elle entend. C'est fragile, on n'aime pas les otites chez elle, on chérit ses oreilles autant que son petit coeur. Mais elle entend. 

Je dis souvent depuis que nous n'avons pas le droit de nous laisser aller à un jugement à l'emporte pièce. Qu'il faut toujours essayer de comprendre. 

Que nous sommes les meilleurs avocats de nos enfants. 

AUTISME

29 janvier 2017

Ma famille qui n'était plus normale

Aujourd'hui, dimanche 29 janvier, je devais me lever tôt. Préparer le déjeuner. Habiller mes quatre enfants. Amener la grande à son activité. Aller à la messe. Rentrer déjeuner. Faire des gaufres. Remonter dans ma voiture avec tout le monde. Retourner chercher mon âinée. Passer une bonne soirée, comme un dimanche "en famille". 

Sauf que mon 3ème a choisi d'être malade. Malade genre "je vomis." 

J'ai essayé de lutter, de m'organiser quand même, j'ai retourné le problème, je ne voulais pas lâcher, je refusais de renoncer au programme de cette famille que j'essaie de maintenir à flots. Je me suis épuisée. Il est 14h30, je suis vidée de toute énergie. 

Parce qu'en réalité, ma famille n'est plus normale. Si j'ai un enfant malade à la maison, je n'ai personne pour le garder. Soit je le traîne à la messe en croisant les doigts pour qu'il ne vomisse pas en pleine homélie, soit je renonce. Soit je mets tout le monde dans la voiture pour déposer Petit Caillou aux louvettes en croisant les doigts pour qu'il ne vomisse pas dans un virage, soit je renonce. 

J'ai renoncé. 

Je vais vous dire, nous autres les mamans solos, nous nous battons pour garder un semblant de vie à peu près lambda. On court d'une activité à une autre en ayant l'air d'être ordinaires et bien rangées. C'est peine perdue. On ne mangera plus de ce pain là.

Je n'ai pas de mari pour prendre le relais, garder l'enfant malade ou amener les autres à la messe. Alors tant pis. Aux grands maux les grands remèdes. Pas de louvettes, pas de messe. C'est moche, on dira peut-être de moi, de nous, que nous n'avons aucune volonté. Peut-être. Mais nous ne devons compter sur nous-mêmes, quand les familles, les vraies, ont une base solide. Le socle de la nôtre, c'est notre fragilité, c'est nos nuits sans sommeils et nos espoirs déchus. 

Nous autres les mamans solos, nous ne serons plus jamais normales. 

Les "en famille", on les vomit. 

et ce n'est même pas un mauvais jeu de mot.

enfin presque pas.

C'est pas le tout de le dire, il faut encore l'accepter. Nous ne pouvons pas courir derrière un idéal qui est parti en fumée. Nous ne pouvons pas faire comme les copines, les mariées, celles de la race des comblées. Nous ne pouvons pas gérer seules des malades, des programmes trop remplis, des obligations. Alors on dépose les armes et on regarde de loin ce qui aurait dû être notre journée parfaite, il y a fort fort longtemps, dans une famille parfaite. 

Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.

Tant pis pour les sorties, les obligations, et les qu'en dira t'on. Notre exploit à nous, c'est d'être encore debout. 

famillebonheur

 

Ecrit par Mam Solo à 14:52 - Parler de ma vie.. (juste un peu) - Les petits mots des Mamans [10] - Permalien [#]
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21 janvier 2017

Mon royaume pour de la farine d'épeautre

Cher ami, si tu n'as pas suivi (ce qui est probable si tu n'es pas ami avec moi sur facebook), depuis quinze jours, j'ai un vrai travail. Ben oui, c'est des choses qui arrivent dans la vie. 

Un travail de journaliste en plus. J'ai rien contre les fonctionnaires il s'entend, mais hier à une cérémonie de voeux, le président du département s'est ému de la présence de ses agents. Parce qu'ils avaient eu la "gentillesse de rester tard un vendredi soir." Il était 16h18. 

Passons.

Donc depuis quinze jours, on va être honnêtes, je n'ai plus de vie. Je vous détaillerai le contenu de mes semaines un peu plus tard, mais en gros, je me lève tôt après avoir épongé du vomi toute la nuit (la gastro me voulait du mal cette semaine), je roule pour amener mes enfants à l'école, j'arrive à la rédaction à 9h, et j'en repars sinon à 20h, au plus tôt à 19h. Je vous vends du rêve, je sais. A part ça, journaliste c'est top comme métier.

Bref, on disait, j'ai plus de vie. Et tout juste le courage d'aller faire quelques courses pour avoir de quoi manger la semaine suivante. Sauf que dans mon petit supermarché, il y a des aliments que je ne trouve pas. Et que j'aimerais avoir dans mes placards, parce qu'après quelques menus écarts, ma nevrose "je ne mangerai plus de sucre" me reprend, et celle du sans gluten va finir par s'imposer. En test, au moins. Nan parce que , en vrai, sans pain j'ai peur de mourir. 

Entre autres, je voudrais de la farine d'épautre, et des graines de courge. Je vous expliquerai plus tard aussi. (cet art du teasing...)

Le magasin bio le plus proche un samedi se trouve à 20 minutes de route. Je fais au mieux 50 kms par jour. 120 les semaines avec enfants. Je vous garantis qu'un samedi, 20 minutes en voiture, c'est no way. Plutôt y aller à cloche pied. 

Alors, nous sommes samedi, il est 16h10, et je viens d'acheter mes aliments bio sur internet. Je me sens un peu poule de luxe qui va se faire livrer de la bouffe par La  Poste. Mais je sens surtout que je saisis de plus en plus pourquoi mes concitoyennes y ont recours. Parce qu'en vrai, quand tu travailles toute la semaine, 25 minutes de route pour aller faire des courses, quand tu es fourbue de fatigue et qu'en plus il fait un froid polaire dehors, du froid polaire qui t'attaque sérieusement, c'est la croix et la bannière. 

Voilà je crois que je tourne au cliché de la maman qui bosse. Mais au moins j'aurai de la farine d'épautre et des graines de courge dans trois jours dans ma boite aux lettres. Qu'on ne me dise pas que je participe à la solitude du monde et à l'expansion de l'e-commerce qui fait perdre des emplois à nos amies les caissières. Je bavarde avec ma voisine. Mais oui m'ssieurs dames. Et je fais bosser les facteurs. Voi-là. 

primeal-farine-complete-de-petit-epeautre

06 novembre 2016

La grande vie !

A ceux qui pensent que les mamans solos, quand elles n'ont pas leurs enfants, sortent faire la java en robe sexy et talons hauts, boire un mojito, dîner dans une bonne maison, toutes invîtées qu'elles sont par des hommes riches et célibataires.

 

Sachez qu'en ce charmant dimanche soir, après une journée à contempler la pluie tomber ( en Bretagne, comme c'est original ), eh bien il est 18h40, et j'avale un bol de soupe au potimarron avec une tranche de pain de mie beurrée, sous ma couette, avec des chaussettes en laine, devant la nouvelle série de Netflix ( parce que Netflix quand t'es une maman célibataire, c'est la vie, j'en reparlerai.) ( extraordinaire nouvelle série soit dit en passant, The Crown ou comment se consoler de la fin de Donwton Abbey ).

En guise de mojito ce sera tisane à la menthe, et dodo à 22h.

Non vraiment, on a une vie de dingue.

( je sais plus si je dois vraiment dire "bonne soirée", du coup...)

Ecrit par Mam Solo à 18:53 - Les petits mots des Mamans [9] - Permalien [#]
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17 octobre 2016

Justice : Pôle emploi, ô pôle emploi.

Quand un prévenu passe au tribunal et risque de ne pas en ressortir pour aller boire une tisane ( si si, une tisane, soyons optimistes ) au coin de sa cheminée, mais plutôt d'aller dormir en prison pour quelques mois, il y a comme une stratégie imposée pour essayer d'éviter la cellule le soir-même : dire qu'on a peut-être / éventuellement / sur un malentendu ça pourrait marcher : un travail. Un petit contrat, un trois fois rien, ou même vaguement une idée de formation. Bref le prévenu a bien compris ce que son avocat lui a dit : il faut dire que si, on a envie d'être ré-intégré dans la société, qu'on a eu le temps d'y penser en deux jours de probatoire, et que cette fois ça y est, on a compris, on a envie, on va travailler, en vrai.

Prévenu S, après 16 condamnations et déjà dix ans de prison, l'a bien compris :

"Madame la juge, Pôle Emploi, Pôle Emploi. Tous les matins, c'est la première chose que je fais quand je me lève : POLE EMPLOI !" 

 

23 mois de prison ferme.

Le mieux est parfois l'ennemi du bien. 

Ecrit par Mam Solo à 18:39 - Chroniques judiciaires - Les petits mots des Mamans [0] - Permalien [#]
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18 août 2016

La chambre vide

Elle est vide.
Il n'y a plus qu'un lit et une commode, qui partiront bientôt.
Elle est vide d'enfant, vide de jouet, vide d'une famille qui y a passé huit ans.
Elle a été mon modeste bureau, là où je vous ai longuement écrit pendant des années.
Elle a été ma chambre, avec mes bébés, quand je passais la nuit à les regarder téter en buvant une tisane et en espérant pouvoir dormir aussi. Aujourd'hui il n'y a plus de bébé à nourrir ni a cajoler. Et je ne réussis toujours pas à y dormir.
Elle a été la chambre des grands, des petits, ils se sont amusés, ils ont pleuré, ils ont vécu.
Je revois Petit Caillou le doigt cassé se consoler devant le livre de la jungle. Je revois Louis assis dans un tiroir de la commode, pétrifié.
Aujourd'hui cette pièce est vide. Comme le reste.
La maison sera vendue tôt ou tard, et de toute manière on n'y vit plus.
Cette chambre emportera nos souvenirs avec elle quand on en donnera la clé à quelqu'un d'autre. Il n'y aura plus de film à y regarder, il n'y aura plus de bébé, il n'y aura plus d'enfant tant espéré.
On ne mettra jamais de stores électriques, et on ne transformera jamais cette chambre en bibliothèque. On ne vieillira pas là et on ne vieillira pas ensemble.
Ces murs me chuchotent qu'ils n'étaient qu'un premice. Que leur porte se ferme, mais qu'une fenêtre s'ouvre.

Ecrit par Mam Solo à 00:53 - Les petits mots des Mamans [4] - Permalien [#]
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25 décembre 2015

C'est ridicule !

Petit Caillou, 8 ans. Petite fille hors-norme, qui vit un peu ailleurs depuis qu'elle a passé de longs mois dans la surdité la plus complète. Son monde n'est pas le nôtre, sa vie n'est qu'imaginaire et innocence.

 

Dîner, entre le fromage et le dessert.

"Maman ! Nolwenn a dit que le Père Noël n'existait pas. Elle dit que c'est les parents qui achètent les cadeaux de Noël. 

Non mais.

Non mais.

C'est RIDICULE ! 

Elle a beaucoup trop d'imagination !"

 

enfant-qui-vole-6

 

 

Ecrit par Mam Solo à 07:46 - Les petits mots des Mamans [2] - Permalien [#]
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27 novembre 2015

La vérité sort de la bouche...

On se presse un peu pour déjeuner, j'ai rendez-vous pour un article avec le maître d'une classe de l'école des enfants pour parler d'un de ses projets. 

" - Mais pourquoi il faut retourner à l'école à 13h aujourd'hui ?,

- Si je veux écrire un article, il me faut bien une petite demie heure pour que le maître m'explique ce qu'il fait avec ses élèves tu sais.


- Ah bah ça va être rapide alors, parce que ce qu'il fait surtout avec ses élèves, c'est crier."

 

On ne manquera pas d'en parler dans l'article, mon chéri... 

maitre

Ecrit par Mam Solo à 12:12 - Les petits mots des Mamans [0] - Permalien [#]
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24 novembre 2015

Ces nouveaux pères

Dans un bar.

La trentaine, un bébé dans les bras. Deux mois peut-être. Assis dans une banquette cosy, une poussette à sa gauche, un sac à langer à sa droite. Sur la table, une boîte de lait, un biberon, et une pinte de bière.

Il est embêté, le petit ne boit pas grand-chose. Une amie vient le rejoindre et il lui explique « tu comprends, il est au sein. Alors là c’est son premier biberon, il veut pas ». (ouille, procédé brutal, mais que dirait la Leche League mon brave ?.)

Il gratouille les pieds, il chatouille les joues à peine rebondies, il regarde le biberon dans tous les sens, il essayer d’aspirer un peu de lait pour voir s’il n’y aurait pas un grumeau caché dans la tétine. Et non, rien.

Son fiston finit par roupiller allègrement. « Là c’est mort, il dort ! » lui lance la copine, compatissante, soutenante, toussa.

« Bon bah à mon tour de boire ! »

Il se saisit de sa bière en retirant le mignonnet petit lange blanc de son épaule

Bébé grimace, pousse un soupir, et se met à pleurer.

« Bordel il sent mauvais. »

Il a reposé sa pinte, et d’un air déconfit s’est emparé du sac.

« Vous avez une table à langer ? »

« Ah non monsieur, désolé. »

Pom pom pom.

Il m’a regardé, désespéré. Et comme je suis une vraie peau de vache, je l’ai laissé se débrouiller. On est de la génération de ces nouveaux pères, l’exact opposé de nos paternels il y a 30 ans qui regardaient leurs nourrissons tout frais de très trèèèès loin en laissant leurs femmes se cogner le sale boulot, ou on l’est pas.

Mesdames bonnes à tout faire sous vos maris fainéants et tyranniques, aujourd’hui, très précisément, je vous ai vengé.

C’est moche, je sais. 

bree

Ecrit par Mam Solo à 10:53 - Les petits mots des Mamans [4] - Permalien [#]
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